Une nouvelle normalité
pour la culture, les médias
et la communication ?
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Introduction
Beaucoup d’encre a coulé sur les conséquences de l’épidémie de la Covid-19 et des mesures prises en 2020 et 2021 par le gouvernement français pour l’endiguer. Au-delà de ses effets plus ou moins dramatiques ainsi que l’émoi, la colère, voire l’incompréhension que ces mesures aient pu susciter tout particulièrement parmi les acteurs des secteurs culturels, médiatiques et de la communication, force est de constater que ces derniers ont depuis développé ou affirmé de nouvelles manières de travailler. Souvent mises en place dans l’urgence durant le premier confinement de mars-mai 2020, ces dernières ont en effet pu être remodelées, réaffirmées ou modifiées durant les épisodes de déconfinement et de reconfinement qui se succèdent depuis octobre 2020, pour incarner en quelque sorte la base de la « nouvelle normalité » de ces institutions.
Ce site web, inauguré dans le contexte du webinaire de la Semaine des Arts & Médias de l’UFR Arts & Médias (8 au 10 mars 2021), souhaite contribuer à la compréhension de cette « nouvelle normalité » ainsi que de ses impacts sur les pratiques et attentes en matière de communication et d’accès à la culture et aux médias. L’internaute pourra y trouver les conférences enregistrées, des « capsules vidéos » proposant des courts témoignages, ainsi qu’une bibliographie référençant ce qui a été écrit jusqu’à présent sur ces questions, tant dans la presse que dans la sphère académique et professionnelle. Pensé de la sorte, nous espérons que ce site puisse devenir, à terme, un lieu de ressources pour les chercheurs, étudiants ou professionnels intéressés par les mutations de ces secteurs.
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Conférences et tables rondes en ligne des 8, 9 et 10 mars
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Claude-Éric Poiroux est une personnalité du monde de la culture. Délégué général du festival Premiers Plans d’Angers qu’il a créé en 1989, et des Ateliers d’Angers fondés avec Jeanne Moreau en 2005, il est également fondateur et exploitant du cinéma Les 400 Coups à Angers. En parallèle, il est le fondateur d’Europa Cinémas, organisme de soutien à la distribution et à l’exploitation du cinéma indépendant européen, dont il est le directeur général. Claude-Éric Poiroux, qui a été chargé de cours à la Sorbonne Nouvelle dans les années 1990, décryptera pour nous l’impact de la crise actuelle sur la production, la distribution et la diffusion du cinéma européen, et évoquera les principaux enjeux que devront relever dans le futur proche les nouveaux entrants dans le monde professionnel du cinéma et de la culture.
Intervenant : Claude-Éric Poiroux, fondateur d’Europa Cinemas. Rencontre animée par Ana Vinuela, Sorbonne Nouvelle.
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Malgré le soutien aux professionnels de la culture, ce secteur est en France l’un des plus touchés par la pandémie de Covid-19 et subit depuis bientôt un an (avec une courte parenthèse cet été) la fermeture de ses établissements. Les musées, les cinémas, les philharmonies, les salles de concert, etc. n’accueillent plus les publics. Nous proposons d’interroger la filière du spectacle vivant, directement concernée et en particulier le théâtre. Les conséquences sont multiples pour les différentes catégories de personnel : les artistes, techniciens, directeurs d’institutions, intermittents du spectacle, etc. qui voient leur activité suspendue, réorganisée ou complètement chamboulée. Les spectateurs, privés de culture, réclament la réouverture des salles, autant que les professionnels.
Il est encore trop tôt pour véritablement proposer de nouveaux modèles de fonctionnement du spectacle vivant. Il s’agit plutôt ici, au travers de quelques exemples, entretiens et recherches documentaires, de montrer comment les professionnels de la culture ont réagi face à ces fermetures et tenter quelques expériences leur permettant à la fois de garder le lien avec leur public, de soutenir l’activité artistique, de promouvoir la solidarité intergénérationnelle et ainsi de continuer à créer.
Intervenantes : Sylvie Pflieger, chercheuse au Cerlis, et Yanita Andonova, chercheuse au LabSic.
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Jamais les salles de cinéma n’ont dû affronter des périodes de fermeture aussi prolongées en plus d’un siècle d’existence. La crise sanitaire est donc un épisode tout à fait inédit dans l’histoire de l’exploitation cinématographique au moment où cette dernière est confrontée à un tournant décisif du rapport aux images et de la consommation culturelle. La salle a toujours su relever le défis avec des stratégies d’innovation qui redéfinissent la proposition de valeur faite au spectateur et qui redessinent les contours des expériences que ce dernier est invité à vivre sur grand écran. Dans le contexte de la crise propice à l’accélération de la pénétration du modèle des plateformes, quelles stratégies d’innovation pour les salles ? Comment préserver cet autre rapport au temps, ce regard particulier sur le monde, cette expérience différente du monde que permet le grand écran dans un contexte de transformation de notre conception de la culture et du numérique ?
Intervenants : Richard Patry, président de la Fédération Nationale des Cinémas français (FNCF) et François Aymé, président de l’Association Française des Cinémas d’Art et d’Essai (AFCAE). Rencontre animée par Kira Kitsopanidou et Laurent Creton, Sorbonne Nouvelle.
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L’objectif du projet Musicovid est d’étudier en temps réel les modes d’adaptation, d’innovation et de résistance des musiciens et de leurs publics face à la crise sanitaire, et de faire de ces expériences le socle de connaissance à construire pour réfléchir à « l’après » et, nous l’espérons, à des lendemains qui chantent.
Intervenants : Cécile Prévost-Thomas (MCF Sorbonne Nouvelle, chercheuse au CERLIS), Luc Robène (PU Bordeaux et chercheur à THALIM), Solveig Serre (Chargée de recherche au CNRS, CESR).
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La pandémie du Covid-19 impacte actuellement l’ensemble des institutions et pratiques culturelles. Dans ce contexte, des initiatives en matière d’offres culturelles numériques ont été mises en place, comme l’expérience de la visite virtuelle par exemple. L’étude que nous avons commencé à entreprendre, a pour but d’explorer l’offre de visite virtuelle et de la qualifier afin de mesurer son impact sur le marché des industries culturelles, tout en prenant en compte l’intérêt des publics. Pour ce faire, une enquête privilégiant 3 formats de visite virtuelle différents (visite guidée enregistrée, visite immersive guidée et visite virtuelle à 360°) a été préparée et réalisée afin de sonder les réactions de publics variés, d’âges différents, familiarisés ou non avec le secteur culturel. Celle-ci offre à un large panel de personnes, la possibilité de tester un des formats de visite, suite à un tirage au sort.
Intervenants : Romain Prévalet, fondateur de CulturMoov, plateforme de création-animation de visites virtuelles guidées, et Nathalie Thomas, chargée de recherche à l’Université Sorbonne Paris Nord et chargée d’ingénierie pédagogique à l’ENS.
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Les médiateurs des musées et autres institutions culturelles ont été les grands perdants des deux premiers confinements en 2020, avec leurs activités purement et simplement annulées à cause de la pandémie de Covid-19. Malgré tout, des initiatives sur des supports numériques, démarrées lors du premier confinement, se sont multipliées lors du second. A des muséographies virtuelles (visites d’expositions à 360°, expositions virtuelles) qui étaient déjà en place, s’ajoutent des médiations « virtuelles » (visites en ligne, ateliers - tuto, contes en ligne, podcasts etc..), parfois en direct live. Quelles sont la place et le rôle de ces médiations en ligne ? Sont-elles un outil pour valoriser les médiations du réel ?
Intervenante : Emilie Verger, Sorbonne Nouvelle.
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Aujourd’hui, dans un contexte de fermeture des lieux culturels et de loisirs, le spectacle vivant nous manque profondément. Le numérique est-t-il la solution ? Cette exposition virtuelle accompagnée d’un questionnaire s’intéresse à un aspect du rapport entre spectacle vivant et numérique : la critique en ligne. Depuis plus de vingt, elle assure le lien entre les acteurs du spectacle vivant et les spectateurs en animant des communautés virtuelles. Ce lien est d’ores et déjà modifié puisque le support spectacle se détourne d’une enveloppe charnelle pour adopter une enveloppe numérique : comment a réagi la critique en ligne ? Que se passera-t-il au retour des spectacles vivants charnels et corporels ?
Intervenante : Cristina Tosetto, chercheuse associée CLARE Université Bordeaux Montaigne, ingénieur de recherche projet ENCr Université de Caen, chargée de cours Université Sorbonne Nouvelle.
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Cette rencontre a vocation à rassembler des professionnels de la médiation, de la communication et des relations avec les publics des établissements culturels (lieux de production et de diffusion du spectacle vivant). Les étudiants du M1 Médiation et création artistique animeront la table ronde consacrée à la question du lien avec les publics lors de la crise sanitaire.
Intervenants: Stéphanie Grenon, chargée de mission à l’ANRAT (Association Nationale de Recherche et d’Action Théâtrale), Alice Hervé, cheffe de projets en relation publique dans le champ social, Théâtre de l’Odéon, Amandine Jaubert, responsable des relations avec le public du Théâtre des Quartiers d’Ivry, Jean François Munnier, directeur de l’Etoile du Nord, Amanda Coutouzis, chargée des relations publiques à La Villette. Rencontre modérée par Ana Croizet, Isaure Calvy, Maroussia Cogh, Clara Horiot et Lucie Menager, étudiantes du master médiation et création artistique, Sorbonne Nouvelle.
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Les musées, depuis l’émergence de la pandémie, ont connu non seulement une période de confinement, avec la fermeture de leurs bâtiments et l’absence de visiteurs, mais aussi de profondes transformations dans la manière de trouver leurs publics, que ce soit en numérique ou en personne. Cette conférence présentera les différentes stratégies qui émergent dans ce sens dans différents pays, et tentera également de formuler quelques hypothèses de scénarios possibles de musées post-covid à partir de l’observation de nouvelles tendances mises en œuvre par les musées.
Intervenant : Xavier Roigé, Université de Barcelone. Rencontre animée par Fabien Van Geert, Sorbonne Nouvelle.
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La discussion interroge les acteurs culturels et médiatiques à partir d’un corpus d’interviews réalisées par les étudiants du Master 2 Journalisme Culturel de la Sorbonne Nouvelle autour de la question : « Pas de retour à l’anormal ? ».
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Allô l’artiste ? C’est très simple : des personnes appellent un numéro de téléphone et écoutent une histoire, une scénette, une chanson... une voix. Dans toute la France, un collectif d’artistes s’engage auprès de Cultures du Cœur pour offrir quelques minutes d’écoute et d’échanges autour d’une interprétation artistique ; prétexte au lien social dans le contexte de l’épidémie que nous vivons actuellement.
Intervenants : Alice Pauly, co-responsable de formation et animatrice de réseau à Cultures du Cœur, Mounia Le Strat, service civique volontaire et animatrice du dispositif Allô l’artiste à Cultures du Cœur, et Christine Charpentier, conteuse-comédienne. Rencontre animée par Serge Saada, Cultures du cœur, Sorbonne Nouvelle.
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Cette table ronde propose dans un premier temps d’échanger sur la manière dont les professionnel.le.s de l’INAthèque ont adapté leurs méthodes de travail pour assurer la continuité de service auprès de la communauté des chercheurs. Dans un second temps, elle abordera l’élargissement des offres éditoriales (Madelen, Lumni enseignement, Ina Kids) pour répondre à la demande en matière d’information, d’éducation et de divertissement. Enfin, s’appuyant sur le cas du projet GEM - Gender Equality Monitoring, elle s’intéressera à la fonction particulière de l’INA comme observatoire de la crise en s’intéressant aux questions de représentation des femmes dans les médias en période de Covid.
Intervenants : Anne Pavis (cadre documentaire, en charge de la communication des fonds et de l’accueil du public à l’INA), Antoine Bayet (journaliste et responsable des éditions numériques à l’INA) et David Doukhan (ingénieur de recherche à l’INA, coordinateur du projet GEM). Rencontre animée par Fleur Dagorn, Léa Mouchotte et Nina Muller, étudiantes du master Production audiovisuelle et éditorialisation, Sorbonne Nouvelle.
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Un échange consacré au métier d’attaché(e) de presse dans l’industrie audiovisuelle. Nos deux invitées nous apporterons un regard actuel sur l’exercice de cette profession, tout d’abord d’un point de vue global, mais aussi particulièrement dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons. Un dialogue pertinent qui pourra aussi permettre à certains de découvrir une profession, mais avant tout de donner la parole à un corps de métier primordial de l’industrie cinématographique et audiovisuelle.
Intervenante : Dany de Seille, attachée de presse. Rencontre animée par Melina Delétang et Antonin Mathian, étudiants du Master ECAV, Sorbonne Nouvelle.
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L’objectif de cette table ronde est d’interroger, à travers les feuilletons télévisés quotidiens du groupe France Télévisions, l’impact de la crise sanitaire sur ce mode de production sous tension. Dans ce contexte inédit que nous traversons depuis mars 2020, nous chercherons à comprendre comment leurs productions se sont adaptées aux différentes mesures sanitaires mises en place et quelles en sont les conséquences à la fois en termes économiques et créatifs. Feuilletons de proximité qui s’attachent à mettre au cœur de leurs intrigues des problématiques sociétales, ces programmes n’ont pu ignorer cette crise d’ampleur mondiale. Suivis au quotidien par un public en hausse, certaines productions ont fait le choix d’intégrer le contexte sanitaire à leur narration, d’autres non, choix que nous interrogerons au cours de notre table ronde.
Intervenants : Toma de Matteis, directeur délégué de France TV Studio en charge de la fiction et Sophie Gigon, directrice de la fiction Daytime sur France 2. Rencontre modérée par Sirine Pons et Juliette Acosta, étudiantes au Master ECAV, Sorbonne Nouvelle.
Vidéos témoignages
Interviews d’acteurs de la culture, des médias et de la communication
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Cette vidéo propose à Alice Pauly, animatrice de réseau et co-responsable du projet Allo l’artiste, de revenir sur ce projet effectué en distanciel et voué à permettre à l’association nationale Cultures du Cœur de maintenir des propositions artistiques au sein de son réseau. Cet entretien vise à faire émerger les bonnes pratiques et les bonnes surprises du distanciel en période de crise sanitaire.
Intervenante : entretien avec Alice Pauly.
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Le fanzine, journal rudimentaire publié par des passionnés, a beaucoup évolué depuis son apparition en 1930. Sa propension à bousculer les codes médiatiques, à se réinventer constamment, fait de lui un objet instable et particulièrement réactif à l’environnement social. La pandémie de la Covid-19 et les périodes de quarantaine instaurées dans de nombreux pays en 2020 ont offert de nouvelles opportunités d’élargissement des champs d’expression et de sociabilité des acteurs du fanzinat : médiation alternative, témoignages sur le confinement (quaranzines), festivals virtuels.
Intervenant : entretien avec Samuel Etienne.
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Depuis la seconde fermeture des musées et des lieux d’exposition qui perdure depuis octobre 2020, les galeries d’art sont actuellement les seuls espaces réels où il est possible de voir des œuvres sans la médiation d’un écran, et d’engager une discussion. Ces lieux de commerce et de diffusion de l’art font pourtant face à de profonds bouleversements. Quels sont les effets de la crise sanitaire sur l’écosystème du marché de l’art contemporain ? Née sous la forme d’une première structure, sous le nom de Cortex Athletico, créée à Bordeaux en 2003, elle y est devenue galerie dès 2006, puis s’est implantée à Paris, dans le Marais, à partir de 2013. D’envergure internationale par sa présence dans de nombreuses foires, la galerie défend au fil de ses projets les questions récurrentes de la géographie périphérique et de la marge, de l’échange, des collaborations pluridisciplinaires, avec une attention portée aux archives.
Intervenant : entretien avec Thomas Bernard.
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Diplômée d’un Master en Humanités et Industries Créatives, Parcours Médiation Culturelle et Interculturelle auprès de l’Université de Paris Nanterre en 2018, Laureline Guillotteau collabore avec le CDN Théâtre de Sartrouville et des Yvelines depuis plus de deux ans. Il est à remarquer qu’elle est aujourd’hui chargée des relations publiques au sein de la même institution auprès de laquelle elle a, d’abord, accompli son stage de formation pour ensuite en faire son objet d’étude dans le cadre de son Mémoire de maîtrise. Appartenant donc à la jeune génération des médiatrices et des médiateurs culturels.lles et, plus globalement, à celles et ceux qui font vivre les institutions théâtrales de service public, c’est à elle que nous avons voulu demander de nous parler de la réponse du Théâtre de Sartrouville à cette conjoncture plus qu’inédite.
Intervenants : Laureline Guillotteau, Tommaso Zaccheo.
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Cécile Backès, comédienne, metteuse en scène, autrice et adaptatrice, ancienne élève d’Antoine Vitez à l’École du Théâtre national de Chaillot, est actuellement directrice de La Comédie de Béthune – CDN Hauts‑de‑France depuis le 1er janvier 2014, poste qu’elle quittera en juin 2021. La programmation qu’elle a proposée en ces années de direction à La Comédie de Béthune reflète est consacrée à la rencontre entre le « savoir-faire précieux, à la fois patrimonial et créatif » – comme l’a elle-même défini – des artistes du plateau et les écritures théâtrales contemporaines. Nombreuses seraient les créations à mentionner pour décrire son parcours. Nous ne ferons que mentionner les plus récentes, à savoir les créations de deux textes d’Annie Ernaux, L’Autre fille en 2017, de Mémoire de fille en 2018, et, en 2020, de La Loi de la gravité d’Olivier Sylvestre. Elle est actuellement en résidence auprès de la Chartreuse à Villeneuve-lez-Avignon où elle co-écrit avec Magali Mougel l’œuvre Drag you.
Intervenants : Cécile Backès, Tommaso Zaccheo.
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Entretien avec Antoine Tricot, journaliste radio et auteur. Réalisé par les étudiant.e.s du Master 2 Journalisme culturel.
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Entretien avec Blaise Merlin, producteur musical et directeur de festival. Réalisé par les étudiant.e.s du Master 2 Journalisme culturel.
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Entretien avec Jean Umansky, chef opérateur du son. Réalisé par Camille Pierre, avec l’aide de Clément Pérot-Guillaume, Florine Bel et Camille Riou.
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Depuis le début de l’épidémie, ICOM France a réalisé un important travail de suivi et d’accompagnement des musées et de leurs acteurs. Cela leur permet d’avoir une certaine vision d’ensemble de la situation actuelle des musées de France, mais aussi des activités mises en place dans ce contexte par ces institutions, tout en pouvant observer l’émergence de nouveaux questionnements et pratiques, qui dessinent peut-être la « nouvelle normalité » de ces musées à court et moyen terme. Dialogue avec Juliette Raoul-Duval et Emilie Girard, présidente et vice-présidente d’ICOM France.
Intervenantes : Juliette Raoul-Duval, Emilie Girard.
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En mars 2020, la société de distribution La Vingt-Cinquième Heure mettait en place une plateforme en ligne permettant l’organisation et la diffusion de séances en e-cinéma à l’attention des salles de cinéma et de spectacles dans le but de maintenir une continuité dans leurs activités malgré la fermeture brutale des lieux culturels. Affiché comme un soutien direct aux salles et aux exploitants en cette période de crise sanitaire, le dispositif permet de diffuser en ligne, à horaires fixes, des séances de cinéma dans des salles virtuelles géolocalisées tout en assurant l’attachement au modèle de la salle et à sa fenêtre d’exposition.
Lancée dans un contexte exceptionnel, l’initiative de La Vingt-Cinquième Heure se présente comme une alternative innovante qui à court terme, participe activement à la survie économique d’un secteur durement touché mais qui, à plus long terme, serait susceptible de redéfinir les modèles de diffusion préexistants ou, à tout le moins, d’apparaître comme une nouvelle fenêtre de diffusion pérenne.
Dans ces perspectives, et à l’aune d’une nouvelle conjoncture et de nouveaux défis pour la culture, il paraissait important de questionner les enjeux de ce dispositif et d’interroger deux acteurs de la chaîne de diffusion cinématographique ainsi que leur collaboration commune : Pierre-Emmanuel Le Goff, co-fondateur, producteur et distributeur de La Vingt-Cinquième Heure et David Obadia, fondateur de la société DOPIC et programmateur du groupe Etoile Cinémas et de salles indépendantes parisiennes (Luminor Hôtel-de-Ville, Les 3 Luxembourg, L’Entrepôt, Club de L’Etoile...).
Intervenants : Pierre-Emmanuel Le Goff, David Obadia.
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Laura Houlegatte est la secrétaire générale de l’UNIC, Union Internationale des Cinémas. Dans cette capsule, elle nous parle de son poste au sein de cette organisme qui représente les différentes associations professionnelles et les exploitants de salles de cinémas de 37 pays européens. Elle raconte les stratégies et les solidarités mises en place par l’UNIC en tant de pandémie mondiale et elle explique les conséquences du COVID 19 sur l’exploitation cinématographique à l’échelle européenne.
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Quelles pratiques littéraires en temps de crise sanitaire ? Comment se construisent et évoluent les expériences, projets, rencontres et dynamiques économiques dans ce contexte inédit ? Comment aménager, recréer, adapter l’offre culturelle, les problématiques des métiers d’écrivain, de chargé.e de projets culturels, de programmateur.trice culturelle, de libraire et d’enseignant de langue étrangère ?
Cette capsule vidéo présente les témoignages et portraits croisés des acteurs de la Résidence d’Écrivains (dispositif crée et promu par la Région Île-De-France): l’auteur, Lisa Ginzburg, sa collaboratrice et coordinatrice culturelle, Lisa Ntessi, mais également les enseignantes d’italien Sandra Millot et Carlotta Cucuzza, et leurs élèves (présents ici : Elisa Finocchiaro, Ilyas Douzi) ; puis enfin, Florence Raut, directrice de la Libreria, témoin privilégiée de ces actions/transferts et mutations culturelles.
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Dans cet entrevue, 3 étudiantes du master PAE ont pu échanger avec Jean-Marie Barbe, créateur du Village Documentaire de Lussas et membre fondateur de la plateforme Tënk. Le devenir du genre documentaire et le développement des plateformes indépendantes sont les principales thématiques abordées.
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Dans cet échange, Eric Jolivalt partage son avis et son expérience sur la question du rapport entre la salle et les plateformes, mais également l’utilisation de l’algorithme chez ces dernières ou encore, la limite de la Chronologie des médias dans sa forme actuelle.